jeudi 10 mars 2011

Adventures in Solitude.

Avant de commencer, voici un lien qui va vous guider à la chanson qui m'a inspiré le titre de l'article: http://www.youtube.com/watch?v=zq5ITDL3oQ0. Déjà, quand on écoute une telle merveille, l'inspiration vient plus naturellement. Les mots courent sur le clavier et je n'ai aucun droit dessus. Les arrêter serait trahir ce que je ressens. Je l'ai trop fait.
Cette deuxième partie de mon récit sera plus centrée sur les sentiments intérieurs que sur les faits que je vous ai d'ailleurs déjà exposés dans un article précédent.
Après avoir passé au Chili quelques jours de bonheur partagé et intense, je suis partie seule et j'ai voulu me prouver que je pouvais réussir ce défi. Celui de voyager seule, de découvrir la beauté du monde en tête à tête avec le silence. Il est vrai que, comme je ne cesse de le répéter, ma plus grande frustration est de ne pas pouvoir partager ce que je vis ici, cette année à Buenos Aires. Cependant, ces 10 jours en solitaire m'ont montré qu'il existait, au moins en ce qui concerne les "trips", une autre façon de concevoir des vacances. Le fait d'être seule m'a permis de visiter tout ce dont j'avais envie à mon rythme.
Toute la troupe à Valparaiso

A Mendoza, ça a été dur car je venais de sortir des moments d'euphorie chiliens et tout était encore trop frais dans ma tête pour faire la part des choses et profiter du voyage. J'étais très fatiguée et à bout de nerfs. J'ai eu beaucoup de mal à m'y faire, je pensais même rentrer directement à Buenos Aires car je n'arrivais à me motiver pour rien. Finalement, je me suis dit que c'était trop bête de rentrer après 2 jours et que je n'avais pas à céder si rapidement. Alors, j'ai continué mon périple jusqu'à San Juan. Cette ville m'a laissé une belle impression, car inconsciemment, elle m'a aussi poussé à continuer le voyage. Ces sourires, cette amabilité des gens m'a fait percevoir la richesse de cette expérience. San Juan a ce côté de village qui rend l'Argentine plus attachante et plus personnelle. Loin des foules et des cris, se promener dans San Juan est reposant. Cependant, elle reste très petite et la nuit même j'ai pris le bus pour Salta.

A l'auberge de jeunesse de Salta, j'ai rencontré 3 français: Lorène (27 ans, archéologue), Maeva (25 ans, études d'archéologie mais en doute sur la suite) et François (23 ans, études d'archéologie mais en doute sur la suite). Le courant est tout de suite passé et je les ai revus hier à Buenos Aires et c'était réellement un plaisir. Rien que pour cette jolie rencontre, ce voyage me laisse un bon souvenir. J'ai aussi rencontré deux danoises qui faisaient le tour de l'Amérique Latine, deux autres dames françaises très sympathiques et un états-unien gentil, un peu fou-fou et avec qui je me suis disputée une nuit à propos des révoltes dans le monde arabe. Pour faire simple, pour lui, ces "révolutions" allaient encore amplifier l'insécurité et provoquer un autre 11 septembre 2001. Autant vous dire que je suis partie au quart de tour et s'en est suivi une longue discussion...


Cabine du téléphérique de Salta

Salta est une ville colorée et animée. Mais pas suranimée comme l'est Jujuy selon moi. Au détour d'une rue, un parc peut apaiser l'ambiance de la rue piétonne commerçante. Les bâtiments sont sublimes et parfaitement entretenus ce qui procure une magie inoubliable. J'ai parcouru ces rues avec émerveillement. Je suis montée sur le Cerro San Bernardo (cf vidéo) pour avoir une vue panoramique de toute la ville, et malgré la brume, cela m'a beaucoup plu. J'ai l'impression qu'on se rend mieux compte des choses en les observant dans leur globalité. Salta, qui paraît petite, est très étalée vue d'en haut. J'ai également visité un musée où sont exposés de nombreux objets indiens anciens et récents. Cette visite m'a énormément plu car c'était un véritable voyage dans le temps. J'ai quand même regretté le guide, qui malgré sa sympathie, m'énervait à force de vouloir tout me traduire en français.


Eglise principale de Salta

Après Salta, je suis encore allée plus au nord, à Humahuaca. Cette ville semble hors du temps. Cette atemporalité m'a surprise et m'a effrayé. Le sol est sec et chaud mais le vent de la montagne est frais. Les murs sont en terre et les fissures donnent un charme fou à ce village. C'est ici, dans la Quebrada, que j'ai pu rencontrer l'autre partie de la population argentine: les indiens. Ce sont des personnes chaleureuses qui m'ont parlé de leur vie avec passion. Ils m'ont donné une belle leçon d'humilité. Après m'avoir raconté leurs difficultés économiques et la discrimination dont ils étaient parfois l'objet, ils se tournaient vers la montagne et me disaient: "Mais on voit au moins ça en se réveillant le matin." Puis ils riaient en me prenant la main et me disaient que moi, de ma fenêtre, je voyais des édifices trop hauts et trop vides... d'âme. Ils m'ont proposé de m'héberger chez eux, mais ils me restaient les deux autres villages de la Quebrada à visiter et c'est donc avec regret que je les ai quitté après quelques heures d'échange.



Sur la route entre Salta et Humahuaca

La solitude à ce stade du voyage est presque ancrée en moi comme une évidence. Ca fait longtemps que je n'ai pas entendu ma voix. C'est étrange. Je parle différement en espagnol.
Tilcara est le village que j'ai le plus aimé dans cette magnifique montagne. Malgré le fait que de plus en plus de touristes arpentent ses ruelles, Tilcara reste fidèle à elle-même, à ses traditions, et ne surjoue pas. Elle n'exhibe pas ses pseudos spécialités (parfois) ou ses vraies spécialités comme un trophée. Elle vit comme elle a toujours vécu, avec ou sans étrangers. C'est ce qui m'a plu. C'est moi qui ai du, plus que jamais, m'adapter et comprendre comment être, tout simplement. Ce n'est pas comme dans d'autres villes, où le fait d'être étranger te permet d'accéder à un "traitement particulier" ou un accueil plus chaleureux ou personnalisé (comme: ah tu es français? Wouah, la Tour Eiffel...) Ici, tous se valent. Et cette égalité, même à l'échelle du village m'a enchanté.

Vue de Humahuaca

La randonnée dans le village précolombien m'a sidéré. Être au milieu d'un cimetière de cactus, entourée de ruines de maisonnettes de terre, donne une impression étrange. Celle d'être rien, en fait. Au sommet de cette colline du passé, où les esprits de ceux qui y ont vécu planent calmement, on regarde tout autour de soi, et rien n'apparaît mieux que notre ridicule échelle. La montagne majestueuse nous domine, sans être menaçante. J'avais l'impression d'entrer dans l'intimité d'un peuple qui pourtant a disparu depuis longtemps. Mais rien que d'imaginer la vie ici était émouvant. La deuxième randonnée avait pour but la "Gorge du Diable", un canyon situé à 8 km de Tilcara. L'ascension a été rude. Le souffle coupé et les articulations qui craquaient, je progressais mètre par mètre! Cela me permettait de faire des pauses régulièrement pour savourer l'instant inoubliable et le paysage qui s'offrait à moi. Plus je montais, plus les sommets enneigés étaient visibles, ce qui rendait la palette de couleurs de la Quebrada encore plus grande.

Monumento a la Independencia de Humahuaca

Arrivée au site, l'indien qui s'occupait de faire payer l'entrée m'a raconté l'histoire de son peuple et m'a prévenu que du fait des innondations récentes, la cascade la plus impressionnante n'était pas accessible. Malgré tout, ce que j'ai pu voir m'a enchanté. Je suis descendue jusqu'aux bords du Rio Huasamayo, au coeur du canyon. Le courant était très fort et je n'étais pas très rassurée. Les pierres roulaient dans l'eau, toutes plus colorées les unes que les autres. J'avais l'impression d'être une fourmi. Minuscule au milieu de cette nature impénétrable.

Mes potes de Tilcara

Ma dernière étape était Purmamarca. Ce village qui abrite le fameux Cerro de los Siete Colores. Majestueux. La randonnée que j'ai faite m'a passionné. Chaque montagne a une couleur différente et ce mélange donne une palette de peintre impressionnante. Je suis partie à 8h30 quand les premiers rayons du soleil donnent aux pierres une couleur encore plus éclatante. De plus, le fait d'être seule m'a permis de voir de nombreux oiseaux vacants à leurs occupations! Cette faune et cette flore si différentes de l'Europe m'ont dépaysé. J'étais dans un autre environnement, et ma manière de voir en a été bouleversé. Il y avait ce besoin permanent de contempler à 360°. Un pan de cette beauté ne suffit pas, il faut avoir un oeil sur tout. Être attentive à chaque bruit, à chaque souffle et à chaque silence.

En route pour la Gorge du Diable, Tilcara

Ce genre de voyage favorise l'introspection et j'en ai profité pour me poser de nombreuses questions. Je n'ai trouvé que rarement des réponses, mais je me suis sentie bien avec moi-même. En paix. Tranquille et presque confiante.

Randonnée à Purmamarca

Le retour à Buenos Aires n'en a été que plus difficile. Mais de revoir mes 3 amis français rencontrés à Salta m'a permis d'avoir encore un lien avec ce fabuleux voyage...

mercredi 9 mars 2011

"On the road again, again..."

Après l'épisode chilien, c'est toute seule, avec mon sac Montagne (une marque argentine) et non pas Quechua (pour brouiller les pistes, jaja), que je suis partie visiter le Nord-ouest argentin. Bon, par contre, j'étais en possession du Guide du Routard, ce qui laisse tout de même un indice quant à ma nationalité.

Première partie: les faits.

Place d'Espagne - Mendoza

La première étape était Mendoza, une ville juste en face de Santiago, derrière la Cordillère des Andes. Elle est située dans la région viticole du pays et offre donc des paysages très différents de ceux de Buenos Aires! J'y suis restée deux jours, le temps suffisant pour faire le tour de cette ville que j'ai trouvé trop bruyante à mon goût. Mendoza est très petite, et j'ai l'impression qu'elle essaie de faire le plus de bruit possible pour exister. J'étais présente pile le week-end de l'élection de la "Miss Printemps", et c'était tout aussi folklo que la Geneviève avec ses poupées formatées. J'ai rencontré des personnes sympathiques dans l'auberge de jeunesse dont 2 états-uniens qui faisaient l'effort de parler en espagnol, ce qui est assez rare pour être souligné venant de gens persuadés que le monde tourne autour de la pratique de l'anglais. Rien que cette étape urbaine m'a permis de mesurer le contraste entre la capitale et le reste du pays. La ville est beaucoup plus petite et concentrée. Par contre, il n'y a pas le même phénomène d'amabilité plus franche en province que dans la capitale que l'on connaît en France. Non pas qu'ils soient méchants, mais ils sont plutôt tout aussi gentils que les portègnes!

Rues piétonnes de San Juan

J'ai ensuite repris la route pour aller me promener à San Juan, une ville située à 2h30 au nord de Mendoza. Je suis arrivée pile au moment de la sieste, donc la quiétude de la ville était ahurissante. Il n'y avait personne dehors, et pour cause, la chaleur était accablante. J'ai fait le tour en m'arrêtant à chaque coin d'ombre et San Juan m'a beaucoup plu. C'est la ville natale de Sarmiento, un président argentin qui a beaucoup fait pour l'éducation dans le pays. Malheureusement, les musées (d'histoire naturelle) que je voulais visiter étaient fermés exceptionnellement (petite dédicasse à Faustine et Guillaume) donc je n'ai pu que déambuler à l'extérieur. C'est vraiment un lieu fleuri, plein de charmes, avec ses 4 rues piétonnes encadrant la place centrale... Bref, une ville aux airs de village.

Une des Eglises de Salta

A 23 heures, je suis allée récupérer mon sac à dos que j'avais laissé au plus bel homme du monde (le mec de l'agence de bus) pour prendre la route vers Salta. Le voyage fut assez... drôle et épique. Déjà le fait que je me retrouve assise à côté d'un anglais que j'avais rencontré dans la première auberge de jeunesse du voyage, c'était marrant! La compagnie était super cool (Andesmar, je n'ai pas d'action mais j'vous file les bons tuyaux), on a eu de bons repas et un personnel très sympathique. On a juste eu un problème technique en plein milieu de nulle part et on a du changer de bus donc transvaser l'intégralité de la soute de notre bus dans le nouveau, ce qui nous a fait perdre pas mal de temps! Mais tout cela s'est passé dans la bonne humeur et la rigolade, donc le voyage s'est bien poursuivi. Je suis arrivée donc à Salta après 20 heures de bus. J'ai parcouru un peu la ville pour trouver une auberge de jeunesse dans laquelle je suis restée deux nuits. J'ai rencontré 3 français (archéologues) avec qui je me suis bien entendue et c'était donc vraiment un plaisir de parler avec eux. La dernière nuit, nous l'avons passé dehors à parler de politique avec eux trois, deux autres dames françaises et un états-unien avec qui je me suis pris la tête... mais bon, c'était assez drôle en fin de compte! De Salta, je retiens la beauté magique et les couleurs éclatantes. La simplicité et l'accueil des gens. Le téléphérique pour aller au sommet du San Bernardo pour observer la vue de la ville entière. Cette ville m'a beaucoup plu car elle est très verte, à taille humaine et donc beaucoup plus calme que d'autres lieux. J'ai visité également un musée indépendant sur les cultures indiennes des Andes. La visite m'a enchanté mais le guide, à force de vouloir être gentil en me traduisant tout dans un français incompréhensible alors que je lui avais dit que je comprenais tout de ce qu'il me racontait en espagnol, m'a un peu fatigué. C'est très frustrant de se sentir "chez soi" et d'être reçue de partout comme un étranger.


La dernière étape de mon voyage, après avoir échangé nos adresses avec les 3 français, se situait dans la Quebrada de Humahuaca. J'ai visité les trois villages principaux qui se trouvent dans cette montagne: Humahuaca, Tilcara et Purmamarca. Le voyage en bus au milieu des sommets colorés étaient déjà sensationnel. On se sent tellement petit, tellement humain quand on traverse des paysages si gigantesques et si imposants.



Vue de Humahuaca depuis el Monumento a la Independencia

Humahuaca est un village situé à 3000 mètres d'altitude. Il est rempli d'histoires et sa population est majoritairement indienne. On se sent plus en Bolivie qu'en Argentine et Buenos Aires semble à des années lumières de cette région. Les ruelles sont pavées, les maisons sont faites en terre et en glaise... Les cactus sont la végétation de base de ces paysages improbables...
J'avais l'impression d'être au beau milieu d'un western! Je me suis achetée un joli pull car je n'avais pas prévu qu'il allait faire aussi froid en fin de journée. J'ai goûté aux tamales, spécialité locale à base de maïs, j'ai parcouru le village essoufflée du fait de l'altitude et je suis restée en contemplation de longues heures devant ce spectacle naturel surréaliste. J'ai aussi discuté avec deux indiens autour d'un maté et c'était tellement enrichissant de comparer leurs expériences à la mienne. Ils ne m'enviaient pas du tout la folie portègne dans laquelle je vis. Et ils avaient bien raison, ici, à Humahuaca, tout est paisible et les gens prennent le temps de se parler et de se rencontrer. La preuve.



Pukara de Tilcara

Tilcara est également un village authentique et plein de caractère. J'y suis restée deux jours pour avoir le temps de faire les deux randonnées que je souhaitais. Le soir, j'ai parcouru les ruelles de terre où de nombreux chiens errants m'accompagnaient pour mon plus grand bonheur. Le coucher de soleil derrière les montagnes de pastel était tellement irréel, j'ai eu envie de pleurer tellement l'instant était beau. Et tellement le silence faisait ressortir la beauté de la vision. J'ai donc visité la Pukara de Tilcara, un village précolombien conservé après de nombreuses fouilles archéologiques (j'ai vu de nombreux objets d'ailleurs au musée d'archéologie que j'ai visité juste avant ma promenade dans le passé). C'est vraiment magnifique de se situer dans un lieu où de nombreuses années auparavant, les indiens avaient construits leur vie. Les maisons étaient faites de briques empilées et de terre, les lamas côtoyaients les habitants dans les étroites ruelles encerclées de cactus. Ce voyage dans le temps m'a énormément plu, et de plus, depuis le village, la vue est saisissante. Ma deuxième randonnée avait pour objectif la gorge du Diable, une cascade au milieu d'un canyon au milieu de la Quebrada. 10 km de marche intense en altitude! J'ai adoré me dépasser! Les sentiers caillouteux glissant à deux pas du vide, le silence assourdissant, la vue imprenable sur la Quebrada et ses sommets enneigés, les oiseaux tous plus beaux les uns que les autres... Cette ballade avait un goût inoubliable d'aventure. Le site de la gorge du diable était malheureusement partiellement fermé du fait des innondations de la semaine précédente, mais le peu qui était ouvert valait la peine d'avoir fourni tous ces efforts!



Ruelle de Purmamarca avec au fond el Cerro de los Siete Colores

Purmamarca est le dernier village que j'ai visité dans cette Quebrada majestueuse. J'y suis restée également une nuit pour faire une randonnée magnifique. Le soir j'ai également fait le tour du village accompagnée de chiens fort sympathiques et j'ai constaté qu'ici aussi, les indiens sont majoritaires. Ils vendaient tous le fruit de leur travail artisanal autour de la place centrale. Ce mélange de couleurs étaient très beaux. Après une nuit de sommeil semi-réparatrice, j'ai entamé la randonnée à 8h30, lorsque les premiers rayons du soleil lèchent la Quebrada. Purmamarca abrite le site le plus extraordinaire de la Quebrada: El Cerro de los Siete Colores, qui comme son nom l'indique, est une montagne aux sept couleurs. Les contrastes sont saisissants et le tout est possible grâce aux strates de minéraux sendimentés par les années. J'ai donc évolué pendant deux heures au milieu de ce lieu magique et silencieux. J'ai pu observé beaucoup d'oiseaux et je me suis adonnée à une séance photo sur un mont!

J'ai fini mon périple à Jujuy où j'ai patienté pour prendre le bus de retour pour Buenos Aires. Je n'ai pas beaucoup apprécié cette ville trop polluée et suranimée à mon goût. Enfin trop animée pour que ce soit naturel. Et voici pour finir le récit de mon retour épique!
Que-du-bonheur. J'ai choisi la compagnie la moins chère pour faire Jujuy (extrême nord du pays) - Buenos Aires. Eh bé... J'ai regretté. Pour quelques pesos de plus, j'aurai pu voyager dans de biens meilleures conditions, mais bon, on en rit... après coup!Le bus avait vu les deux guerres mondiales, celle du Chaco, et du Paraguay, ça puait le mort, tout était sale, les lampes étaient cassées, les rideaux étaient intouchables tellement ils étaient sales, ET le must du must... la clim' ne fonctionnait pas! MOUAHAHA. J'vous laisse imaginer la chaleur dans le bus bondé, vu que les fenêtres ne peuvent que s'entrouvrir. Ah oui j'oubliais aussi... On a roulé la moitié de la nuit sans phares. Vers 2h du matin, j'descends voir les chauffeurs en disant "Euh pourquoi on se traîne comme ça? Y'a une opération escargot?" Et le mec de me répondre: "Non non, c'est juste que l'électricité marche pas, on n'a pas de feux, donc pour plus de sécurité, on roule doucement". Ouais, pour plus de sécurité. Du coup on s'est arrêté au milieu de nulle part pour qu'un technicien arrange ça. Bon le mec il a bidouillé deux fils et ya! On y retourne! On nous avait assuré au terminal qu'il y avait nourriture et boisson fournies, mais le chauffeur (qui avait une bedaine énorme, soit dit en passant) nous fait: "Mais non, c'est pas un hôtel!". Ouais, merci pour la précision, parce que la ressemblance est frappante. Bref. Personne ne voulait s'arrêter pour les repas car on avait plus ou moins acheté des trucs pour survivre au premier arrêt "technique", mais les chauffeurs (ils étaient trois) ont fait toutes les pauses repas pour se faire péter le bide. C'est là que j'ai rencontré un italien et une argentine qui voyageaient ensemble par hasard depuis la Bolivie, ça faisait déjà trois jours qu'ils étaient dans divers cars, et ils étaient au bout du rouleau. On a tellement rigolé tous les trois, à chaque arrêt on se retrouvait aux chiottes en se disant, c'est un film là ou quoi? On était rouge et tout en sueur, la crasse des sièges nous collaient dessus du coup... Comble du bonheur, après une nuit pleines de soubresauts et d'angoisses, le matin on pense prendre enfin l'autoroute pour aller plus vite... MAIS NON! Y'a un accident sur l'autoroute, donc hop, on fait un détour de 200 km au milieu de la Pampa argentine où les routes sont des sentiers, vu l'état initial du bus, j'vous dis pas comment il en est ressorti. J'ai oublié de vous parler des toilettes... tant mieux pour vous! Bref... c'est ainsi quà 22h nous sommes arrivées à Buenos Aires tous légérement irrités, surtout quand les chauffeurs nous ont dit: ah ba vous pouvez nous remercier parce qu'on est arrivé à bon port. MORT DE RIRE. Si c'est pas la base de ton job de nous emmener d'un point A à un point B en un morceau, c'est quoi alors? La grosse blague. J'ai éclaté de rire et les mecs m'ont dit: "Voyez y'en a qui gardent le sourire". Ouais, ba n'empêche que c'était juste nerveux.

La deuxième partie: Le ressenti... Bientôt!

lundi 7 mars 2011

Une autre pause musicale...

... en ce lundi pluvieux, il faut bien s'occuper.

Même méthode que pour la chanson précédente... La vidéo est faite uniquement avec des enregistrements de ma voix que j'ai superposés.
Voici le lien: http://www.youtube.com/watch?v=dnxbKoAKIXI
Voilà, j'espère que ça vous plaira.
Vous me manquez tous.

dimanche 6 mars 2011

Le 19 février 2011... le premier jour du reste de ma vie.


Ca vous semble exagéré? Peut-être. Mais la vie dure si peu que si l'on ne l'exagère pas, elle s'enfuie déjà. C'est ce samedi-là que j'ai pris le bus de Buenos Aires pour aller à Santiago de Chile rejoindre Thomas, Benoît, Solène, Claire, Lorène, Gabriel & Lorène. Sur un coup de tête l'avant-veille, j'ai acheté mon billet d'autocar et j'ai fait mon sac. J'avais besoin d'air, besoin de quitter cette ville qui m'a changé mais qui m'a aussi contrarié. Qui m'a aimé et m'a testé. Je ressentais cette nécessité absolue de me rapprocher de ceux que j'aime afin d'appréhender au mieux la deuxième moitié de mon année portègne. Besoin de retrouver ceux sans qui rien n'aurait été possible. Une sorte de retour aux sources en fait...


Le 20 février, après 22h de bus qui se sont bien déroulées (à part le moment à la douane où on a passé trois heures, pour que les douaniers fouillent à la loupe tous les sacs, que les chiens cherchent de l'éventuelle drogue et qu'à la fin les mecs passent avec leur gobelet pour un pourboir...), je suis arrivée dans la capitale chilienne où Solène & Claire étaient venues me chercher.


Toutes les trois nous avons pris le chemin de la maison de Thomas pour y retrouver Lorène, Gabriel & Lionel et un peu plus tard Thomas et Benoît. Le bonheur que j'ai ressenti à ce moment-là était juste indescriptible. L'impression de revivre un instant ce que nous avions partagé deux ans durant. C'était tellement beau, j'aurais voulu rester la vie entière. Je ne me lassais pas de regarder tous ces visages familiers. Simplement, sans dire un mot. Juste observer ce qui avait changé et ce qui, surtout, était resté semblable. Ce sentiment d'être intouchable parmi eux, d'être moi-même, de ne pas surjouer, de ne pas m'inventer. D'être.


Nous avons passé des journées magnifiques à nous balader dans la capitale, à observer la vue incroyable de Santiago du Cerro San Cristobal, à goûter aux joies de pique-niquer sur la place de la Moneda (même si elle m'a laissé une impression étrange, comme si les stigmates de la dictature vivaient encore)... Et pour le dernier jour de ma visite, nous sommes allés à Valparaiso, une magnifique ville colorée sur les côtes de l'océan Pacifique que je voyais pour la première fois. C'est avec des yeux de petite fille que j'ai découvert un monde dont j'ignorais jusqu'alors l'existence. Et puis, la découverte partagée n'est que plus belle... Le besoin de commenter ce que l'on voit, de comparer nos impressions, je pense que c'est une façon magnifique de voyager.


Ces quatre fabuleuses journées ont été ponctuées de quelques notes sombres, mais surtout d'éclats de rire et de regards complices. Pour ne pas être lâche, je n'ai pas envie de ne garder que les bons moments. De cette année, j'ai envie de tout garder. Ma faiblesse comme ma détermination, mon admiration comme ma déception. Rien ne se jette d'une expérience comme celle-ci. Pas cette fois. A trop nier, on en oublie les leçons qui doivent nous guider pour la suite.


A l'instant où je vous parle - oui pour moi écrire est équivalent à parler - j'écoute une playlist "nostalgie" que je me suis faite afin de faire venir l'inspiration. Ce que je vais dire est "cliché" et je m'en veux d'être si fleur bleue par moment, mais on écrit toujours plus facilement sur le malheur que sur le bonheur. Alors, pour décrire ces moments de légéreté, de joies et d'espérances, il faut une musique nostalgique, mélancolique voire triste pour arriver à laisser s'exprimer les émotions.


Ma gorge se serre souvent quand je regarde des photos où les sourires figés de ceux que j'aime ne font que me rappeler le fait que je suis seule. Trop minuscule dans cette ville carnivore. Mais dans cette ville avec laquelle j'entretiens une relation fusionnelle. Je veux me confondre avec toi, Buenos Aires. Faire partie de ta vie, de ton paysage. J'ai déjà l'impression d'avoir tellement changé. Je suis à des années lumière de la "moi" d'avant. Celle qui n'osait rien et qui prenait tous les coups sans un mot. Celle qui ne parlait pas avant d'avoir répété sa phrase 10 fois dans sa tête... Je ne sais pas si j'ai changé en bien ou en mal, peu m'importe à vrai dire.


Le plus important pour moi en ce moment, c'est de me rendre compte qu'à force d'efforts et de partage, on peut réussir à se diriger vers la personne qu'on est. Dedans.


Merci...

samedi 5 mars 2011

Quebrada nuestra...


Je vous fait part d'un petit texte que j'ai écrit dans la Quebrada de Humahuaca. Je reviendrai sur mes deux semaines de voyage dès demain.

Plus rien n'est pareil,
Car rien n'égale la beauté vermeil,
De la Quebrada de Humahuaca,
De la vallée de Tilcara.

Paysage irréel,
D'une montagne éternelle,
De la Quebrada de Humahuaca,
Du village de Purmamarca.

La peau tannée par le soleil et le vent sec et froid,
Les indiens aux yeux ridés de joie,
Cachent leur combat,
Nommé Quebrada.

Le long des sentiers de cailloux, de pierres et de poussière,
Des cactus toisent les inconnus d'un air fier,
Et les montagnes par leur force de caractère,
Sont ravies de voir qu'elles leur font le souffle perdre.

Là, l'humain doit se faire petit,
C'est la nature, la mama qui commande ici,
Afin que la faune et la flore se développent comme si,
Elles ignoraient l'homme et sa folie.

Puissent les coutumes indiennes préserver ce qui t'appartient,
Par leur respect envers ton destin,
Pour que tu continues de surplomber le nord-ouest argentin,
Jusqu'à demain...

mercredi 16 février 2011

Quand on s'ennuie en vacances...

... On fait de la musique pardi!

http://www.youtube.com/watch?v=fMUL2MMyf5k

J'ai enregistré cette vidéo uniquement à l'aide de ma voix et de claquements de doigts.
J'ai commencé par enregistrer la basse: 4 minutes de "pam pam"... Ensuite j'ai fait une deuxième bande son avec les "tutulutu" et les claquements de doigts. J'ai superposé les deux bandes et ensuite j'ai enregistré le chant et la contrevoix sur les "tutulutulu".

Voilà! On s'amuse comme on peut!

lundi 14 février 2011

M+7


Aujourd'hui, cela fait donc 7 mois que je suis portègne! Le temps passe à une vitesse inouïe. Pour fêter ça: voici la description plus détaillée de notre voyage incroyable en Uruguay. Depuis cet épisode épique, mes parents sont venus me voir et nous avons arpenté la ville en long, en large et en travers! C'était vraiment génial de nous revoir et de faire visiter ma nouvelle ville et ma nouvelle vie! Avec ma maman nous sommes allées ensuite à Cordoba, la deuxième ville du pays après Buenos Aires. L'architecture est plus coloniale que dans la capitale, la vie y est moins bruyante et folle. Nous avons profité d'être dans la province de Cordoba pour aller visiter la maison d'enfance d'Ernesto Che Guevara! C'était vraiment impressionnant de voir les objets qui lui ont appartenu. Cette semaine, Claire & Hugo m'ont rendu visite et c'est aussi avec grand plaisir que je les ai guidé dans cette énorme métropole! Merci pour la jolie photo qui est déjà à mon mur!

Voici maintenant le récit uruguayen!

Tout commence le 22 décembre, lorsque Claire, Marine (Delanoë) et Maëlle (Sciences-Po Lille) et moi prenons le bus à la station Retiro pour 9h de voyage jusqu'à Montevideo. La nuit était assez rude pour moi car ayant fait mon sac à l'arrache, vu que les 24h précédentes je ne les avais pas passées chez moi, j'avais oublié de prendre un pull... Vous me direz: Elle nous casse les couilles parce qu'il fait chaud et elle se plaint qu'elle a oublié un pull?! Oui, ba en fait, il faut savoir que dans les bus ils mettent la clim autant que dans une chambre froide, donc si t'as envie d'arriver autrement qu'en surgelé Picard, tu dois prévoir pulls, voire couvertures et autres châles de survie. Nous avons passé la frontière avec l'Uruguay aux alentours de 3h du matin et évidemment le contrôle des passeports a duré un moment et cerise sur le gâteau: Maëlle a été appelé par les mecs de la Douane pour un contrôle de routine. Ils ont fouillé tout son sac, qui était bien caché dans la soute bien entendu, sinon on se marre moins. Et voilà comment je me suis retrouvée en chemise de nuit et à pied de chaussettes sur le bitume d'Uruguay en attendant de pouvoir repartir. On aura quand même bien rigolé avec cet épisode en disant que Maëlle était une dealeuse de légumes puisqu'on avait beaucoup de conserves dans nos sacs pour pouvoir se nourrir à Cabo Polonio, le village hippie. A Montevideo, nous avons pris un autre bus direction Cabo Polonio. La traversée de la campagne uruguayenne a été très agréable. J'ai découvert un pays vert et je me suis sentie très à l'aise. Nous sommes arrivées à Cabo Polonio, enfin au bord d'une route paumée quoi. Et c'est là que nous avons retrouvé Claire, notre franco-brésilienne préférée, qui nous attendait déjà depuis fort longtemps. Toutes les 5 réunies, nous avons pris une jeep qui nous a emmené jusqu'au village au bord de l'océan en passant par des dunes et des sentiers escarpés. Le village est sensationnel. C'est une sorte de village hippie (que plus tard nous avons renommé village de sales :p) où les cabanes n'ont ni d'eau courante ni d'électricité, bref un retour à la nature assez énorme. Notre première cabane, celle de Gaston (le proprio qu'on n'a jamais vu), était vraiment très sale, les matelas avaient vu la naissance de l'Uruguay et la guerre du Paraguay, les toilettes n'évacuaient pas les seaux d'eau qu'on y versait, bref... que-du-bonheur! Il y avait des cafards dans la "cuisine" et surtout... CA PUAIT! Mais un truc de malade! Un habitant du village (Alejandro - Ale ALE JANDRO, qui deviendra notre nouveau proprio pour les 2 nuits suivantes, car on n'en pouvait plus) nous a dit que c'était l'odeur des hormones des loups de mer en pleine période de reproduction que l'on sentait dans le village. Soit. Ce n'est pas faux car quand nous avons vu les loups de mer de plus près, leur odeur était semblable. Mais à cela, il faut ajouter le fait que les ordures sont entassées dans des bacs de bois sous 40° et que les animaux comme les humains font leurs besoins dehors vu la précarité de la "chasse d'eau manuelle". C'est dans cette charmante première cabane - Lo de Nena - que nous avons passé la nuit du 24 décembre, un Noël hors-du-commun. Nous avions mis nos cadeaux au pied de la cheminée autour de feuilles d'arbres que Claire et moi avions piquées au voisin puis autour d'une planche de bois après l'innondation de la cabane par le ravitaillement en eau... Nous avons connu la joie de faire la vaisselle à l'eau potable ou à l'eau de l'océan, de prendre une douche à 5 en 5 secondes chacune car le revitaillement en eau n'était pas énorme, de se baigner dans une eau qui sentait les égoûts, de se retenir de faire la grosse commission car les WC ne nous le permettait pas, de cohabiter avec des crapeaux... Nous avons bu un verre dans un petit bar (oui, parce qu'on est hippie, mais y'a quand même des touristes dans le village donc y'a le strict nécessaire: dont la bière!) puis nous avons mangé nos toasts de pâté (faute de foie gras) dehors. La nuit est tombée et nous avons allumé nos bougies dans la cabane pour pouvoir voir à plus d'un mètre. Nous avions cuisiné une sorte de tortilla qui à première vue était assez... étrange, mais qui s'est révélée être délicieuse. Nous avons accompagné ce bon mets par un vin blanc. En dessert nous avions cuisiné une salade de fruits maison avec une part de gâteau au chocolat. Ensuite, à minuit moins 10 (oui Claire, toi tu les as ouvert à minuit PILE!!!) nous avons commencé à ouvrir nos 4 cadeaux chacune. C'était super sympa. Cette expérience nous a beaucoup rapproché, j'ai d'ailleurs dit à Marine: "Hier tu ne connaissais pas Claire (Panama) et aujourd'hui tu lui parles de ton caca" Et c'était tout à fait ça! Les détails matériels et les soucis rapprochent énormément! Les deux autres nuits, nous les avons passé dans une plus grande cabane plus loin des loups de mer! On avait plus d'espace, mais le même problème de chiotte! Cela a donné lieu à de nombreuses expéditions "grosse commission" dans les chiottes publiques à 20 minutes de marche ou dans les dunes... C'est d'ailleurs lors d'une de ces expéditions en solo que je me suis perdue. Pour resituer, il était 22h, et je n'en pouvais plus de me retenir. Y'a un moment ton bide dit stop, faut arrêter de déconner! Je suis donc partie avec mon amie la lampe de poche qui éclaire à 1,5 mètre vers les dunes. J'ai essayé au maximum d'avoir une trajectoire rectiligne pour ne pas perdre la maison. Ba oui, sans électricité, va retrouver ta maison dans le noir complet... Bon évidemment, avec les herbes, les bêtes cheloues et autres réjouissances, ma trajectoire a (légérement?) déviée. Au final, après m'être soulagée (j'deviens moins trash, nan?!), je reprends le chemin de la maison. Bon c'est là que ça devient compliqué. La lampe de poche éclairait seulement mes pieds et je me guidais une fois toutes les 6 secondes quand la lumière du phare faisait un tour. J'ai mis 30 minutes pour retrouver la maison. Je m'approchais de chaque cabane pour regarder par la fenêtre pour savoir si c'était la nôtre... J'entendais des bruits d'animaux et j'avais super peur. J'ai eu une espèce de crise d'angoisse car les cabanes étaient éparpillées sans aucune logique et je voyais déjà le moment où les piles de la lampe allaient mourir... Je suis tombée sur une dune que je n'avais pas vu et j'ai commencé à paniquer. Finalement au loin j'ai reconnu une forme de rideau que j'avais déjà vu. J'ai suivi ces rideaux à chaque fois que le phare daignait les éclairer et j'ai retrouvé ma maison!!! J'ai quand même bien paniqué! Les deux derniers jours nous avons continué nos balades vers les loups de mer, ou dans les dunes, nos missions vaisselles, nos repas improvisés à la bougie, nos baignades dans une eau douteuse! Les nuits ont été aussi très folklo! J'ai dormi dans un lit une place avec Marine car le matelas en haut avait des laaaaaaaaarves selon Maëlle, bon y'avait juste un asticot, mais ça fait jamais envie. Enfin c'était très très sale, et on essayait de dormir sur nos paréos et pas à même le matelas qu'on n'osait même pas regarder d'ailleurs! Finalement, le 27 décembre les deux Claire et moi sommes parties pour Punta del Diablo, un village moins hippie et plus surfer (Quicksilver power) à une heure et demie au Nord de Cabo Polonio. Arrivées là-bas, nous avons eu le bonheur de découvrir que nous allions vivre une semaine avec de l'électricité, de l'eau courante et donc une douche (et pas un seau d'eau du puits que nous versait l'une d'entre nous à tour de rôle), une chasse d'eau... BREF LE LUXE TOTAL! Nous avons passé 3 jours toutes les 3 car les brésiliennes sont arrivées plus tard que prévu. Nous nous sommes balladées, reposées, baignées... Bref farniente total. Nous avons fêté le Nouvel An sur la plage toutes les 6 (les Claire, Rafaela, Mariana et Barbara, les trois cousines brésiliennes et moi). Les feux d'artifice ont éclaté de partout et nous nous sommes embrassées dans le sable! C'était magique comme moment. Et assez irréel aussi. Nous avons ensuite danser jusqu'à 4 heures du matin dans un bar-discothèque brésilien très sympa. Nous nous sommes bien amusées malgré les relous qui nous collaient et voulaient plus que notre sympathie apparement... Les trois derniers jours nous les avons passé aussi toutes les trois et nous avons bien parlé et bien ri. C'était vraiment génial de se revoir et de partager des moments aussi forts ensemble. Pour finir mon récit des vacances, il faut que je vous parle de mon retour à Buenos Aires... épique! Nous sommes arrivées à Montevideo le 3 janvier avec Claire, mais la gare de bus ayant brûlé lors d'un incendie dans la semanine, le terminal et les compagnies de bus étaient perturbées. C'est pourquoi il n'yavait plus aucun bus qui assurait la liaison avec Buenos Aires. Je n'avais plus un rond, alors je devais absolument rentrer chez moi. Finalement, j'ai pris le buquebus, c'est à dire un bus qui amène à Colonia (ville d'Uruguay située pile en face de Buenos Aires) + un bateau qui traverse le Rio de la Plata jusqu'à la capitale de l'Argentine. Outre le fait que j'ai sonné au contrôle des bagages parce que j'avais... un ouvre-boîtes (ba oui fallait bien les ouvrir ces conserves!!!) et que j'ai perdu Claire à Montevideo, tout s'est bien passé! Tout? Non, j'oubliais. A Colonia avant de prendre le bateau, le mec de la douane me demande ma carte verte d'Uruguay. Et moi de lui répondre: on ne m'a rien donné. S'ensuit une discussion comme quoi mais bien sûr que si j'avais une carte d'entrée sur le sol uruguayen. Mais non, j'étais au regret de lui dire que je n'en avais pas... Bref, j'ai fini au commissariat où j'ai du expliquer le truc, et où j'ai dit que j'étais résidente argentine que j'avais mon papier des autorités argentines et qu'étant venue en bus je n'avais eu aucun papier de la part des autorités uruguayennes. Les mecs ont appelé le chauffeur du bus qui m'a emmené en Uruguay pour finalement me dire qu'ils étaient désolés mais que le conducteur était passé par un pont entre l'Argentine et l'Uruguay où on ne distribuait pas de carte verte d'entrée...Super! Le plus drôle (pas pour moi) dans l'histoire, c'est que j'ai été la dernière à monter dans le bateau et que j'ai du faire attendre tous les passagers (environ 500) avant de pouvoir partir! J'étais super à l'aise quand j'ai passé la porte du bateau et que tout le monde me regardait avec l'air de dire: putain jusqu'au bout les touristes, ils nous les feront toutes! Ba c'était pas ma faute!!!!

Voilà! A plus pour de nouvelles aventures!